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Emploi en production : le parcours d’un machiniste

31 mai 2018
Catégorie : Témoignages
Emploi en production : le parcours d’un machiniste

En 2007, Simon Trudel terminait ses études en technique de génie mécanique au cégep de Trois-Rivières. Il était fin prêt pour le marché du travail. Onze ans plus tard, Simon trippe toujours autant sur son métier. Qu’est-ce qui le passionne autant?

Commencer au bas de l’échelle

À sa sortie de l’école, Simon a travaillé dans une PME, où il faisait tout de A à Z. « C’est important d’accepter de commencer au bas de l’échelle. Dans cet emploi, je faisais beaucoup de production : on pouvait produire près de 1000 exemplaires par pièce. Certains jours, je produisais jusqu’à 200 exemplaires d’une pièce. Je savais que je ne resterais pas là toute ma vie, mais j’ai appris des choses qu’on ne m’avait pas enseignées à l’école. Ça m’a permis d’avoir une meilleure compréhension du métier dans son ensemble. »

Une progression rapide

Après 4 ans, Simon a eu envie de progresser. En plus de devoir composer avec des horaires variables et des périodes de chômage, il désirait faire plus que de la production. « C’est à ce moment-là qu’un de mes proches m’a parlé de l’agrandissement du département UGS (usinage grande surface) chez Soucy. J’ai posé ma candidature, on m’a passé en entrevue et j’ai eu le poste! »

« On est quatre gars à avoir été embauchés en même temps, en 2011. J’ai commencé de soir, mais ça n’a pas été long que les deux personnes de jour se sont retrouvés dans les bureaux à faire de la programmation, alors je suis tombé de jour! » D’autres gens se sont greffés à l’équipe par la suite, et trois nouvelles machines ont été ajoutées sur le plancher.

« En arrivant, j’ai vraiment vu la différence entre une PME et une grande entreprise. Dans une grande entreprise, on investit davantage dans l’outillage, on a donc accès à des machines à la fine pointe de la technologie, au lieu de devoir se dépanner avec ce qu’on a sous la main, comme j’avais été habitué de le faire. »

Après deux ans, Simon avait déjà été promu chef d’équipe. En 2017, il était désormais très à l’aise dans ce qu’il faisait, c’est pourquoi un défi supplémentaire s’imposait. Il a donc commencé comme technicien de procédés.

Définir la méthode de production : des dessins au produit fini

Le quotidien de Simon est rempli de défis : en collaboration avec son équipe, il prend les projets du début à la fin et définit les procédés qui permettront d’usiner les différentes pièces le plus efficacement possible. « Quand on reçoit un projet, on se rencontre en équipe pour l’analyser. À partir des dessins 2D et 3D, on se demande quels outils on utilisera, quelles méthodes et dans quelles étapes. »

« Chaque projet est un défi parce qu’il faut arriver au meilleur résultat, le plus rapidement possible, et ce, sans briser l’outillage ni les pièces. Les pièces que l’on usine valent parfois des milliers de dollars, alors on essaye de ne pas se tromper dans ce temps-là! Lorsque l’on entame une nouvelle production, on prend plus notre temps, car c’est bien entendu la qualité qui compte avant tout. Ensuite, on verra à optimiser les procédés pour faire les pièces en moins de temps. »

Ce qu’il aime le plus dans son travail, c’est de voir le résultat final. « C’est toute une fierté de voir d’où on est parti et où on réussit à se rendre. On s’approprie vraiment les projets, ça devient NOS projets. On peut donc voir toute l’évolution jusqu’au résultat final. »

En plus d’effectuer la programmation des machines d’usinage, Simon donne également de la formation sur le plancher. « C’est le directeur général lui-même qui m’a approché pour donner la formation du pont-roulant, car il trouvait que j’avais une bonne vision de comment les pièces allaient réagir avec le pont-roulant. J’ai toujours eu une facilité à parler avec le monde, j’aime ça! Comme je travaille plutôt seul lorsque je fais de la programmation à mon bureau, je suis content de retrouver l’aspect social avec les formations, ça se complète bien! »  

La job de rêve, ça vient avec le temps!

Quand Simon repense à son parcours, il est content d’avoir commencé à la base et d’avoir progressé jusqu’à son poste actuel. « Je ne me serais pas vu commencer il y a 11 ans avec l’emploi que j’occupe actuellement… J’aurais été mauvais, et en plus je n’aurais pas aimé ça, car je n’aurais pas maîtrisé ce que je faisais. J’aurais probablement lâché en me disant que ce n’était pas fait pour moi. Je vois beaucoup de jeunes qui veulent absolument une job de jour, dans les bureaux, dès leur sortie de l’école. Avec mon expérience, je crois que c’est tellement plus avantageux pour leur carrière de commencer à la base. »

Vous souhaitez vous joindre à l’équipe de Simon? Postulez dès maintenant!

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