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Le trophée du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt : véhicule d’émotion

7 février 2018
Catégorie : Témoignages
Le trophée du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt : véhicule d’émotion

Il y a déjà un an, l’équipe de designers industriels de Soucy se voyait confié un défi de taille : celui de concevoir le trophée du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt. Avec un délai d’environ deux mois, ils sont parvenus à créer une œuvre transmettant toute l’exaltation ressentie par le coureur devant sa victoire triomphante.

Ressentir l’émotion du vainqueur

Pour susciter toute l’effervescence relative à une course, et à la victoire, il fallait comprendre ce que ressentent réellement les coureurs, être sensibles à leur environnement. Pour ce faire, les designers n’ont pas hésité à réaliser une étude d’ergonomie.

« On a manipulé notre maquette de trophée comme le feraient les champions : on s’est mis des gants de motoneige, puis on a reproduit leurs gestes en s’inspirant de vidéos des éditions précédentes. C’est d’ailleurs grâce à cette étude que l’on a remarqué que les vainqueurs soulevaient le trophée au bout de leur bras. Par cette découverte, nous avons eu l’idée d’exploiter le dessous du trophée en y apposant une plaque jaune revêtant le logo de l’événement. Ensuite, on a même testé combien de temps on pouvait le soutenir à bout de bras, en fixant des poids sur les outils qu’on avait sous la main! »1

Outre l’étude d’ergonomie, il faut dire que l’équipe de design était à même de comprendre l’agitation que peuvent ressentir les motoneigistes à l’aube d’une course. En effet, les émotions relatives è ce projet hors du commun s’en rapprochaient grandement :

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Top chrono : Comme pour les coureurs, le temps des designers était compté : « On a pris connaissance du projet en décembre 2016, et le Grand Prix était en février 2017. Ça a été rempli d’intensité. Pour chaque projet qu’on fait, on peut connaître la peur de l’inconnu, le syndrome de la page blanche. Mais dans ce cas-ci, on avait un délai très serré et chaque minute comptait; il fallait vite choisir une idée. »

Volonté de performer : Si les motoneigistes souhaitent épater la galerie en terminant les premiers, l’équipe de design avait elle aussi ce désir de créer un trophée qui se démarquerait. « Le trophée, ça représentait la victoire. Il fallait que ça devienne une icône. De plus, l’événement portait d’une certaine façon le nom de BRP, qui avait déjà créé deux trophées pour le Grand Prix de Formule 1 de Montréal. On voulait montrer que le design Soucy était à la hauteur de concevoir un produit flamboyant. On a vécu un mélange d’excitation et de stress, mais on n’a jamais eu de découragement. On s’est concentrés sur la recherche de solutions. »

Chaque course est unique : Comme toute piste de course comprend des virages qu’on ne sait pas toujours comment aborder, les projets de design se suivent mais ne se ressemblent pas. « Le projet du trophée comportait beaucoup de défis uniques, notamment celui de devoir fabriquer l’objet dans sa totalité. En excellant même en terrain inconnu, on a démontré que le spectre de nos capacités et de nos compétences est très large, et que l’on n’est pas confinés à un domaine particulier. C’est notre maîtrise du processus de création qui compte le plus, dans n’importe quel contexte. »

Fierté de relever le défi : Quand la victoire est à eux, les champions soulèvent leur trophée bien haut en exprimant toute leur fierté. Un an après la création du trophée, nos designers sont toujours aussi fiers de cet accomplissement : « On n’a pas compté nos heures dans ce projet. En regardant le trophée encore aujourd’hui, je le trouve parfait et je suis fier du résultat de notre travail d’équipe. Par ailleurs, la visibilité qu’a eu cette réalisation dans les médias et les retombées du projet, c’est une fierté supplémentaire! »

Illustrer la victoire grâce aux formes et matériaux

À la ligne de départ, il fallait d’abord trouver des idées et définir le concept qui représenterait le mieux l’émotion à véhiculer. « On a commencé par faire une recherche de mots qui définiraient ce que l’on voulait que le trophée représente. Par exemple, le froid, la neige, Valcourt, la mécanique… Chaque membre de l’équipe a également fait une recherche de trophées existants pour s’inspirer. »

Cette phase d’idéation étant déterminante pour la suite des choses, les designers y ont consacré une bonne dose d’énergie : « On a fait plusieurs séances de brainstorming. Les émotions, les images… Qu’est-ce que le trophée devait représenter pour le coureur. Ça a été un mois de janvier intensif, mais on a tous réussi à s’entendre et à avoir une vision commune assez rapidement. »

Et les éléments formels retenus véhiculent sans contredit l’expérience d’une course de motoneige, tout en conservant l’allure traditionnelle d’une coupe.

Le prestige et la gloire : L’utilisation de matériaux nobles s’imposait pour représenter le prestige et la gloire des vainqueurs. C’est pourquoi nous avons utilisé l’aluminium avec un fini miroir, obtenu grâce au polissage. Le poids idéal du trophée a aussi été longuement réfléchi, car il était d’une grande importance : trop léger, le trophée semblerait fragile et pas assez glorieux; trop lourd, les gagnants n’arriveraient pas à le soulever dans les airs pour célébrer leur victoire. La forme générale évasive illustre la victoire et le prestige, particulièrement grâce au « V » du haut.

L’environnement de la course et de la motoneige : Deux matériaux ont permis de mettre en valeur ces éléments : la transparence de l’acrylique représente la neige et la glace, tandis que la base en caoutchouc fait référence aux chenilles de motoneige. Les trois anses, quant à elles, rappellent la forme du ski de la motoneige, en plus d’apporter un côté glorieux supplémentaire. La forme en « V » en haut de la coupe fait référence au lieu du Grand Prix : Valcourt. Finalement, à la base du trophée, on retrouve des formes de montagnes qui illustrent le paysage de la région.

Les gagnants : Les noms des gagnants des éditions précédentes depuis 1999 devaient absolument être intégrés au trophée. Habituellement, on retrouve les noms des gagnants à la base d’un trophée, mais nous avons décidé d’innover et de les placer au centre, puisqu’ils représentent le cœur de la compétition. Nous pouvions ainsi vraiment les mettre en valeur.

En se remémorant la gamme d’émotions vécues en créant le trophée, l’équipe de design sait ce que vivront les motoneigistes lors de la prochaine édition du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt… Puis leur métier les rattrape et ils ne peuvent s’empêcher de sortir d’autres idées à propos du trophée. « Et si on ajoutait une caméra pour filmer en direct les réactions des gagnants! » Tout comme les amateurs de sports motorisés, nos designers industriels sont de vrais passionnés!

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1 Toutes les citations de cet article sont extraites d'une entrevue avec des membres de l'équipe de design Soucy (Vincent Morin, Nicolas Aubé, Philippe Jaillet-Gosselin, John-Marc Brunet et Normand Roy).